d’architectures / 253 / 

mai 2017  

                

dossier

 : 

dire

 e

T F

aire

 L

’ar

CH

iT

eCTU

re

 a

UT

reme

NT  –  

Te

CHN

iq

U

es

 : 

a

PP

arei

LL

a

G

e ÉL

eCT

riq

U

eT CH

emi

N

de

 CÂBL

es

parcours / 
FMau

réalisations /
V+ & rotor
FrunDGallina
snøhetta 
soler, cribier
FarshiD MoussaVi

techniques /           
appareillaGe électrique 
et cheMins De câbles

Dossier / 

Dire et Faire

l’architecture

autreMent

d

a r c h i t e c t u r e s

 

253

  – 

m a i

 

2017

d ’ a r C H i T e C T U r e s,   L e   m a G a Z i N e   P r o F e s s i o N N e L   d e   L a   C r É aT i o N  a r C H i T e C T U r a L e   –   F r a N C e   1 5

 

€   /   B e L G i q U e   1 6   €  / 

d o m / s   1 6

 

€   /  To m / s   1 8 0 0   X P F   /   C a N a da   2 2   $   C a d   /   s U i s s e   1 8   C H F   /   G r   1 6   €   /   m a r o C   1 6 0   d H   /  T U N i s i e   3 8  T N d 

L 13688

 - 253 - 

F: 

15,00 

 - RD

Ci-dessus : 
Le groupement
Common.Langage assurera
une restitution quotidienne
en direct des événements
de la Biennale, retransmise
dans différents pays via la
plateforme numérique de
la communauté CivicWise.

ÉDITORIAL /

 Dans le moteur

Hyper-moderno, hyper-organique, hyper-minimaliste, hyper-programmatique, hyper-austère, hy-
per-brut, hyper-écolo : depuis trois décennies, tous les genres semblent avoir été poussés à leur 
paroxysme. Notre environnement est-il si hétérogène qu’il produise des causalités différentes au 
point de générer des formes aussi antinomiques ? Ou ne subissons-nous pas plutôt une débauche 
de postures dont se parent certains architectes pour gagner des parts de marché ?
En réaction à ce catalogue aléatoire des styles et à l’épuisement esthétique qu’il engendre, ne serait-
il pas salutaire, pour tenter de retrouver une légitimité aux formes que l’on donne à l’espace, de 
revenir à deux questions essentielles : dans ce monde en mutation permanente, comment fabri-
quer l’architecture, le paysage et la ville, et comment en parler ? Quand tout change – les condi-
tions de la commande et de la mise en œuvre, les impératifs écologiques, l’exigence de processus 
participatifs –, peut-on encore concevoir selon les mêmes méthodes que pendant la modernité 
triomphante de la reconstruction ? Assurément non, et c’est ce que la Biennale d’architecture 
de  Lyon  entend  nous  montrer  du  8 juin  au  9 juillet :  accompagnés  de  nouveaux  acteurs,  des 
architectes travaillent déjà autrement. Mais comment rendre compte de ces nouvelles manières 
d’aborder le projet ? L’équipe de la Biennale a fait le pari un peu fou de nous montrer ces équipes 
pluridisciplinaires  en  train  d’inventer  ou  d’expérimenter  ces  processus.  Leur  ambition  est  de 
nous donner l’opportunité de comprendre in vivo comment leurs projets se concrétisent et d’en 
rendre compte en direct devant le public. Tout en vous invitant évidemment à participer à cet 
événement, nous avons voulu dans notre dossier mensuel introduire les enjeux et les questions 
qui le fondent.

Emmanuel Caille

d’architectures est  
un magazine libre et 
indépendant de toute 
institution, Ordre, entreprise  
du BTP ou groupe 
d’architectes.
Il est uniquement financé
par vos abonnements, la vente 
en kiosque et l’apport
des annonces publicitaires.

SOMMAIRE N° 253 – MAI 2017

Couverture : MAD, le centre de la mode et du design à Bruxelles.
V+ & Rotor architectes. Photo E. C. Dessin © V+

d’architectures / 253 / 

mai 2017  

                

dossier

 : 

dire

 e

T F

aire

 L’

ar

CH

iT

eCTU

re

 a

UT

reme

NT  –  

Te

CHN

iq

U

es

 : 

a

PP

arei

LL

a

G

e ÉL

eCT

riq

U

eT CH

emi

N

de

 CÂBL

es

parcours / 
FMau

réalisations /
V+ & rotor
FrunDGallina
snøhetta 
soler, cribier
FarshiD MoussaVi

techniques /           
appareillaGe électrique 
et cheMins De câbles

Dossier / 

Dire et Faire

l’architecture

autreMent

d

a r c h i t e c t u r e s

 

253

  – 

m a i

 

2017

d ’ a r C H i T e C T U r e s,   L e   m a G a Z i N e  P r o F e s s i o N N e L   d e  L a  C r É aT i o N   a r C H i T e C T U r a L e   –   F r a N C e   1 5

 

€   /   B e L G i q U e   1 6   €  / 

d o m / s   1 6

 

€   /  To m / s   1 8 0 0   X P F   /   C a N a da   2 2   $   C a d   /   s U i s s e   1 8   C H F   /   G r   1 6   €   /   m a r o C   1 6 0   d H   /   T U N i s i e   3 8   T N d 

magazine

RÉaLiSaTiOnS

Le dessin de Martin Étienne

> PARCOuRS
FMAu : s’ingénier à l’ingénu

> PhOTOgRAPhE
george Dupin : regards sur l’actualité du monde

> quESTION PRO
Les architectes menacés de phobie administrative

> POINT DE VuE
Paris 2017 ou la ville offensive

> FEuILLETON
une brève histoire de l’isolation – épisode 7
Le napalm, c’est bon, c’est chaud

> CONCOuRS
Le Learning Center de Paris-Saclay

> DIRE ET FAIRE AuTREMENT L’ARChITECTuRE  
DANS uN MONDE EN MuTATION

Processus et pratiques

Éthique et ressources 

Faire débat

Le pouvoir d’agir à l’heure de la transition écologique

Réalité sociale, fiction politique

5

6

18

26

28

31

36

50

58

64

68

72

> BV+ / ROTOR
Le MAD, centre de la mode et du design, Bruxelles

> FRuNDgALLINA
La place de la gare, La Chaux-de-Fonds

> SNøhETTA, CASSON MANN, 
SRA ARChITECTES, DuNCAN LEWIS-SCAPE
Centre international d’art pariétal, Lascaux IV, Montignac

> FRANCIS SOLER
Centre de recherche et de développement d’EDF,  
plateau de Saclay

> FARShID MOuSSAVI
Immeuble résidentiel mixte, Nanterre

> DESIgN
Design trouble 

> INNOVATION
La mariée était en BIVP

> PRODuITS uTILES

> TEChNIquES
Appareillage électrique et chemins de câbles

> CONCOuRS

> AgENDA

> quèzACO ? Mais à quel usage ce bâtiment est-il destiné ?

76

74

92

100

110

120

122

124

127

136

139

146

guide

dOSSieR

> Prochain numéro de 

d’architectures, n° 254, juin 2017

Édition spéciale intérieurs : design, bureaux, boutiques,  
hôtels, restaurants

5

magazine

 

 

    >  Le deSSin de maRTin ÉTienne

75

réalisations

De gauche à droite :

Immeuble One, Nanterre © L’Image contemporaine.

Place de la Gare de Chaux-de-Fonds © Frundgallina.

Centre international d’art pariétal Lascaux IV  

© Luc Boegly + Sergio Grazia.

MAD © Maxime Delvaux.

Centre de recherche et de développement d’EDF  

© Urbavox/Jean-Pierre Porcher. 

 

>  V+ et RotoR

76

 

Le MAD, centre de la mode et du design, Bruxelles

 

>  FRundgallina

 

86

 

La place de la Gare, La Chaux-de-Fonds

 

>  Snøhetta, CaSSon Mann, 

 

SRa aRChiteCteS, dunCan lewiS-SCape

92

 

Centre international d’art pariétal, Lascaux IV, Montignac

 

>  FRanCiS SoleR

100

 

Centre de recherche et de développement d’EDF,  

 

plateau de Saclay

 

>  FaRShid MouSSaVi

110

 

Immeuble résidentiel mixte, Nanterre

 

Confort

et lumière 

dans les grands espaces

VERRIERES MODULAIRES VELUX

„

    

Ouverture et fermeture

programmables par commande tactile

„

    

Performances énergétiques en hiver : 

-38 % des consommations de 
chauff age des locaux sous les verrières

*

„

    

Confort en été : -8,8°C

**

„

  

Design discret et élégant

„

  

Installation simple et rapide

Vous avez un projet ? 

Contactez-nous : 01 64 54 24 69 

verrieres.modulaires@velux.com

Téléchargez vos outils

2D, 3D et BIM  

 

www.verrieresmodulaires.fr

Collège Tomi Ungerer - Dettwiller (67)

 3 verrières doubles autoportantes

(182 modules dont 20 ouvrants de désenfumage)

  © 2

01

7 Gr

oupe VELU

X

 VF 7

018-0

21

7 VELU

X e

t le logo VELU

X sont des mar

ques déposées e

t utilisées sous licence par

le

 g

ro

up

V

EL

U

X

. Ce document n

’es

t pas contr

actuel. R.C.S E

VR

Y 97

0 2

00 044.

Pub VMS+domotique • Collège Tomi Ungerer • DA • 230X300 mm.indd   1

19/04/2017   10:30

réalisations

 

110     d’architectures 253 – Mai 2017

© 

epadesa Ph Gulnar

d

© L

’image contemporaine 

111

immeuble résidentiel mixte, nanterre

Architecte : Farshid Moussavi
Texte : Cyrille Véran

trait d’union entre le quartier d’affaires 
historique de la Défense et les terrasses de 
nanterre à l’ouest, l’immeuble résidentiel 
« one » impose sa silhouette gracile parmi 
les tours et immeubles alentour. Dans ce 
mince parallélépipède tendu vers la Grande 
arche, l’architecte anglo-iranienne Farshid 
Moussavi interprète habilement la consigne 
de mixité résidentielle du promoteur lnC.

L’Établissement  public  d’aménagement 
de  La  Défense  Seine  Arche  (Epadesa) 
veut  en  finir  avec  la  monofonctionna-
lité  de  son  quartier  d’affaires.  L’objectif 
a  été  annoncé  haut  et  fort  et  « Les  Jar-
dins  de  l’Arche »,  en  cours  d’aménage-
ment au pied du monument sur sa face 
ouest,  font  figure  de  démonstrateur.  La 
programmation diversifiée de ce nouveau 
quartier  (hôtels,  commerces,  logements, 
universités, loisirs, etc.) a été pensée pour 
insuffler  la  mixité  fonctionnelle  et  so-
ciale qui faisait défaut. Et celle-ci trouve 
même  à  s’incarner  au  sein  d’un  unique 
bâtiment,  tout  juste  livré  par  le  promo-
teur Les Nouveaux Constructeurs.
Fruit  d’un  concours  en  deux  phases  –  la 
première  pour  retenir  le  promoteur,  la 
seconde  l’architecte –,  One,  ainsi  qu’il  se 
nomme,  propose  donc  de  faire  cohabiter 
étudiants et familles, aisées et moins aisées, 

« de  manière  inclusive »,  pour  reprendre 
les  termes  de  l’architecte  anglo-iranienne 
Farshid Moussavi, qui signe là sa première 
réalisation en France.
Par  sa  situation  stratégique,  à  la  proue 
de  ce  territoire  en  mutation  qui  s’étend 
jusqu’à la Seine, cette opération de mixité 
aurait  pu  être  brandie  en  étendard  dans 
une tour aussi conquérante que celles qui 
se construisent à deux pas. Le bâtiment at-
tire l’œil au contraire par sa silhouette gra-
cile flanquée de près par l’énorme salle de 
spectacle et de sport U Arena de  Christian 
de Portzamparc, qui semble bien corsetée 
dans ce tissu urbain.

léGèreté

Sur  cette  parcelle  coincée  entre  l’espla-
nade  de  la  Grande  Arche  et  le  cimetière 
de Neuilly 5 mètres plus bas, l’architecte a 
inscrit un mince parallélépipède parfaite-
ment aligné sur l’axe historique de Paris, 
comme pour mieux en souligner le ratta-
chement.
C’est  cette  forme  légère,  striée  par  les 
lignes  graphiques  de  ses  façades  filantes, 
qui a remporté les suffrages du jury lors 
du  concours,  face  aux  projets  jugés  plus 
massifs des deux autres candidats (LAN et 
Brenac & Gonzalez). La partie plus char-
nue de la parcelle n’ayant pas été complè-
tement exploitée en volumétrie, il a fallu 

caser  les  mètres  carrés  de  ce  programme 
dense  autrement.  Les  hauteurs  de  dalle 
à  dalle  ont  été  comprimées  (2,43 m  de 
hauteur  libre  dans  les  studios  étudiants), 
le socle surbaissé (de 50 cm) pour gagner 
un étage, et le dernier niveau, dévolu dans 
le cadre du PLU aux édicules techniques, 
optimisé pour accueillir des surfaces « bo-
nus », traitées comme des penthouses avec 
de grandes terrasses.
Le tassement entre les planchers aurait pu 
être perceptible, ce qui n’est pas le cas car 
tous les logements sont dotés d’un prolon-
gement  extérieur,  balcon  ou  loggia  –  ou 
les deux – et de grandes baies vitrées toute 
hauteur  (jusqu’à  7 m  de  longueur  pour 
certains  appartements,  1,80  dans  les  stu-
dios étudiants) qui projettent de manière 
très  cinématographique  dans  le  paysage 
métropolitain : à l’ouest l’U Arena qu’on 
effleure  presque,  au  nord  l’enclave  du 
cimetière  et,  au-delà,  le  skyline  des  tours 
de la Défense et des tours Nuages d’Émile 
Aillaud.  Ces  vues  panoramiques,  si  l’on 
veut  s’y  soustraire,  peuvent  être  filtrées, 
du moins dans les loggias équipées de per-
siennes  coulissantes.  Le  jeu  de  saillies  et 
de  retraits  en  façade  confère  par  ailleurs 
une  intimité  aux  logements  chère  à  l’ar-
chitecte, et apporte une protection solaire 
efficace. En façade sud, le déhanchement 
des  balcons  et  loggias,  dans  un  sens  et 

Page de gauche, en haut,  
et plan masse ci-contre :  
les nouveaux quartiers  
(Les Terrasses de Nanterre, 
les Jardins de l’Arche) 
aménagés derrière la 
Grande Arche de la Défense. 
L’immeuble One (en rouge) 
s’inscrit à la proue de ce 
territoire, sur une parcelle 

coincée entre la salle  
de sport et de spectacles  
U Arena de Christian  
de Portzamparc et le 
cimetière de Neuilly.
En bas à gauche : côté 
esplanade, ses façades 
filantes font face à la jetée 
conçue par Paul Chemetov 
dans les années 1990.

site plan

© FM

a

réalisations

 

 

    >  immeuble résidentiel mixte, nanterre

112      d’architectures 253 – Mai 2017

Etudiants
Résidents

Coupe transversale 

Coupes ci-dessous : 
la dalle-esplanade 
constituant le sol de 
référence, One, avec 
ses 11 niveaux en 
superstructures et ses  
4 niveaux de sous-sols, 
échappe à la classification 
des IGH. Sur deux niveaux  
de parking, les studios 

Schéma des circulations

© L

’image contemporaine 

© 

stephen Gill

© FM

a

étudiants s’étagent  
du R-2 au R+3 (en bleu).  
Les logements en 
accession déclinent  
trois catégories, à prix 
encadré pour les  
habitants de Nanterre,  
à prix maîtrisé et libre  
(les duplex des deux 
derniers niveaux). 

Page de droite :  
cette mixité par strates 
horizontales calquée  
sur la typologie 
haussmanienne, si elle  
ne laisse rien transparaître  
en façade, s’arrête  
dans les halls d’entrée 
et ascenseurs qui, eux,  
sont bien séparés.

Coupe longitudinale 

113

RDP

groundfloor plan

Plan R+4

Plan R+3

Plan du rez-de-chaussée

Plan du rez-de-parvis

© FM

a

réalisations

 

 

    >  immeuble résidentiel mixte, nanterre

114     d’architectures 253 – Mai 2017

Ci-dessus : l’immeuble  
à la silhouette  
gracile repose sur  
un soubassement  
plus épais côté parvis.

Ci-contre et page de 
droite : les façades  
se caractérisent par  
une dominante de verre  
(verre transparent  
pincé des garde-corps  
et verre émaillé Antelio  
en revêtement) et le jeu 
de saillies et retraits des 
balcons et des loggias 
équipées de persiennes 
coulissantes (en aluminium 
anodisé naturel).  
Leurs surfaces : 46 m

2

  

dans les duplex du dernier 
étage et une moyenne  
de 15 à 20 m

2

 dans  

les autres logements.

dans  l’autre  selon  un  angle  de  2 degrés 
–  clin  d’œil  à  l’implantation  légèrement 
désaxée  de  la  Grande  Arche –  augmente 
l’habitabilité de ces espaces.

strates horizontales

La faible largeur de l’immeuble (12 mètres) 
a  aussi  une  incidence  sur  l’organisation 
interne.  L’option  d’un  couloir  de  distri-
bution central devenant impossible, cinq 
cages  d’escalier  desservent  les  apparte-
ments  deux  à  deux,  configuration  qui 
permet  également  de  proposer  des  plans 
traversants.
De  l’extérieur,  rien  ne  distingue  les  loge-
ments  étudiants  de  ceux  en  accession. 
L’architecte a tenu à indifférencier les pro-
grammes en les empilant par strates hori-
zontales  derrière  des  façades  homogènes. 
Les étudiants sont logés dans les étages in-
férieurs, jusqu’au R + 3, selon l’argument 
que  cette  population  concourt  davantage 
à  animer  l’espace  public  que  les  familles. 
Cette  répartition,  plus  complexe à  mettre 
en  œuvre  qu’une  mixité  verticale,  permet 
cependant de réserver les meilleurs empla-
cements  pour  l’accession,  facilitant  ainsi 
la commercialisation. Rien ne transparaît 
donc  depuis  l’extérieur,  et  les  prestations 
sont restées luxueuses (verre émaillé et me-
nuiseries  aluminium),  Farshid  Moussavi 
n’ayant pas cédé à la pression de les troquer 
contre des menuiseries PVC et un enduit 
basique beaucoup moins chers. Le promo-
teur s’en sort avec un surcoût de 30 %, soit 
un prix de construction de 2 100 euros le 
mètre  carré  habitable,  qu’il  justifie  aussi 
par l’étroitesse du bâtiment : celle-ci a une 
incidence  sur  le  nombre  d’escaliers  et  le 
ratio façade-plan, peu performant.
Ce  luxe  se  retrouve  aussi  dans  les  halls 
d’entrée  aux  surfaces  généreuses  conçues 
comme  des  lobbies.  Les  étudiants  dis-
posent de leurs propres halls, aux niveaux 
de  l’esplanade  et  du  parvis  en  contrebas. 
C’est peut-être là que cette mixité résiden-
tielle, finement résolue par ailleurs, atteint 
ses limites, dans les distributions. Les halls 
et ascenseurs ont été soigneusement séparés 
pour une meilleure gestion. Ce n’est pas très 
convivial, mais gageons qu’au quotidien les 
résidents se croiseront quand même, les cir-
culations  induites  par  cette  superposition 
des programmes à l’horizontal étant finale-
ment assez labyrinthiques.

 

n

© 

e. 

c

aille

© Fr

ederik 

soueix